Critique du film

Pierre Carles et Eric Martin dessinent à la serpe le portrait du sulfureux et subversif professeur Choron dans ce film tourné sur plusieurs années, jusqu’à sa mort et même après.
Ils nous plongent dans l’ambiance enfumée des rédactions de Hara-Kiri et Charlie Hebdo – dont Choron fut le cofondateur –, où les joutes verbales, les provocations et les transgressions vont bon train.
Quarante ans plus tard, les rebelles ont rentré leurs griffes. Ils ont gommé le professeur Choron de la photo de famille. Il s’agissait pourtant d’un homme définitivement libre qui bravait les interdits et la morale de notre époque.
« Choron est né pauvre. Il est mort pauvre. Il a vécu comme un riche. Somptueux, généreux, honnête. Vous connaissez beaucoup de patrons à qui il est arrivé d’habiter dans une cave pendant que ses anciens employés pétaient dans la soie ? Pas primable, pas décorable, ininvitable à l’Élysée, le Choron. Grandiose. Ah oui, il ne faut pas oublier que c’était un génie du comique. Qu’il a fourni de la matière à plagiat pour encore plusieurs générations. » Delfeil de Ton

Un film de Pierre Carles, Éric Martin

À travers le personnage sulfureux du professeur Choron, Pierre Carles et Éric Martin nous proposent un retour dans le temps, autour de mai 68. Ils nous emmènent dans l’ambiance enfumée de la rédaction d’Hara Kiri et des débuts de Charlie Hebdo. Les joutes verbales, les provocations et les transgressions vont bon train. L’époque est à la rébellion et à l’insoumission.
Le film fouille le passé pour éclairer le présent, il s’attache à un personnage controversé qui apparaît surtout comme un homme définitivement libre pour mieux montrer “l’affadissement” politique d’aujourd’hui.

Vous pouvez voir le filmze ainsi que d’autre en streaming complet et grauit, et sans inscription.

“Le professeur Choron était un gentleman déguisé en salaud. Il a passé sa vie à rire avec talent d’une société de salauds déguisés en gentlemen : notre société.”
(Yann Kerninon, écrivain, philosophe et ancien collaborateur du magazine satirique Zoo)

AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)
Pierre Carles, Éric Martin

IMAGE
Eric Maizy

SON
Bertrand Bourdin, Fabien Briand, Marie-Pierre Thomat

MONTAGE
Pierre Carles, Ludovic Raynaud

PRODUCTION / DIFFUSION
3B productions, Pages & Images

PARTICIPATION
Festival de la BD d’Angoulême, Région Picardie

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)
Tadrart Films, ADAV, C-P Productions, Universciné

ISAN : ISAN 0000-0002-E519-0000-X-0000-0000-C

Synopsis et casting

En 1960, Georges Bernier, alias Professeur Choron, crée avec Cavanna et Fred un journal satirique baptisé «Hara-Kiri». Les caricaturistes Topor, Wolinski, Cabu, Reiser et Gébé rejoignent le mensuel, tandis que Bernier devient un patron de presse dérangeant. Après une première interdiction en 1962, le journal est à nouveau interdit de publication en 1970 pour avoir titré insolemment sur la mort du général de Gaulle. L’équipe fonde alors «Charlie Hebdo», qui fait faillite en 1981…

Réalisateur
Pierre Carles Réalisateur/Metteur en Scène
Eric Martin Réalisateur/Metteur en Scène

Qui est CHORON ?

Disponible en DVD, VOD et téléchargement : http://www.lesmutins.org/choron-derniere

Carles et Martin dessinent à la serpe le portrait du sulfureux et subversif professeur Choron dans ce film tourné sur plusieurs années, jusqu’à sa mort et même après. Ils nous plongent dans l’ambiance enfumée des rédactions de Hara-Kiri et Charlie Hebdo – dont Choron fut le cofondateur –, où les joutes verbales, les provocations et les transgressions vont bon train. Quarante ans plus tard, les rebelles ont rentré leurs griffes. Ils ont gommé le professeur Choron de la photo de famille. Il s’agissait pourtant d’un homme définitivement libre qui bravait les interdits et la morale de notre époque.

« Choron est né pauvre. Il est mort pauvre. Il a vécu comme un riche. Somptueux, généreux, honnête. Vous connaissez beaucoup de patrons à qui il est arrivé d’habiter dans une cave pendant que ses anciens employés pétaient dans la soie ? Pas primable, pas décorable, ininvitable à l’Élysée, le Choron. Grandiose. Ah oui, il ne faut pas oublier que c’était un génie du comique. Qu’il a fourni de la matière à plagiat pour encore plusieurs générations. »
Delfeil de Ton

CHORON, DERNIÈRE

Peu de temps avant la mort de Georges Bernier, alias «  professeur Choron  », fondateur des journaux  Hara Kiri   et Charlie Hebdo   (avec Cavanna), Pierre Carles, le dessinateur-réalisateur Éric Martin et le caméraman Eric Maizy filment Choron.
Tout démarre en 2003 lorsque Martin, qui vient de dessiner l’affiche de «  Volem rien foutre al païs  », propose à Pierre Carles de réaliser un documentaire sur « le prof ». Martin avait collaboré avec Choron à la fabrication de son dernier livre  Tout s’éclaire  . Il lui avait également confié une rubrique dans le journal satirique Zoo   dont il était le rédacteur en chef. 

On n’entendait plus beaucoup parler du professeur Choron à cette époque. Il avait été gommé de la photo de famille de Charlie Hebdo  par Philippe Val, le nouveau directeur du journal. Il faisait aussi face à de graves ennuis de santé. Face à l’imminence de la mort de Choron, Carles, Martin et Maizy ont démarré le tournage du film, en autoproduction, au printemps 2003. Il s’est achevé en mai  2004, à Paris.

Huit mois plus tard, Choron rendait l’âme. Muriel Merlin (3B productions) a repris alors la production du long-métrage. Le journaliste Xavier Naizet a été chargé de réaliser des interviews des anciens de Hara Kiri-Charlie Hebdo : Cabu, Cavanna, Nabe, Vuillemin, Wolinsky, sans oublier Philippe Val. Choron, dernière  a été montré pour la première fois en public le 22  septembre 2006 au festival «  Groland  » de Quend-plage.

Source: http://www.pierrecarles.org/-rubrique24-